Raymond faitout, Raymond à bout.
La dernière Expo installée – c’étaient les grèves, il y a eu 25 personnes au vernissage – Raymond Faitout s’en est allé participer au Grand Concours. Le grand concours de création de la ville de Paris. Patapouf.
On m’avait envoyé les formulaires de participation. Je participe, 8 000 Euros, ça ne se refuse pas. Je me suis inscrit comme débutant, puis ce que selon leurs critères s’était la case qui correspondait à mon CV design. Je m’étais même renseigné pour savoir que c’était bien ça et comme ça qu’il fallait faire.
Coups de fil : « Monsieur Raymond, voyez-vous, nous avons pensé qu’il faudrait vous inscrire comme designer confirmé ! Mais, Madame, selon vos critères, je suis dans la catégorie des débutants, puis ce que ma société a moins de trois ans d’existence ! Mais, Monsieur, comprenez-moi, la qualité de votre dossier et bien trop bon pour être débutant, il se démarque nettement, nous faisons ce qu’il y a de mieux pour votre dossier. VOUS COMPRENEZ CE QUE JE VEUX DIRE ??? Ah, faites donc.
Tintin, le jour venu, le jury tourne. C’est organisé comme un salon professionnel. Chouette. Ils tournent un par un, à chaque fois tu recommences ta présentation. On a accroché de 11h30 à 14 heures, ils ont tourné trois heures durants : « Expliquez- moi en deux mots, je n’ai plus beaucoup de temps », on a décroché et emballé, le jury vient « Ce n’était pas facile ». Tu m’étonnes, sur les à peu près 20 personnes du jury, je n’ai vu que deux tiers, comment juger ce qu’ils n’ont pas vu, « le gagnant est… » Ce n’est pas moi, « Merci et à la prochaine fois ! » Je doute qu’il y aura une prochaine fois. « Et encore Bravo ! »
Ce que j’avais réussi à obtenir, était une carafe d’eau, de véritable eau de la ville de Paris. Je rentre, chargé comme un homme-orchestre, sur le chemin un des modèles que j’avais présenté se désintègre et les pièces tombent un par un. Comme je suis trop chargé, je ne peux me baisser pour les ramasser.
Je me rends à l’évidence que je ne suis pas adapté à ce monde. « Trop poétique » disent les uns, « Pourquoi tu n’écris pas aux journalistes pour présenter ton travail », remarquent les autres, « Tu vas dans tous les sens » critiquent les troisièmes.
Moi, je n’en dis plus riens et je bouffe, tant qu’il est encore temps. Les reserves, ça peut servir ! Puis, je travaille sur un projet de sauvegarde d’une technique artisanale japonaise dans un but culturel et dès que je peux, je prends un peu le large.
Bises et à plus.
Amoral de la semaine : Pour être pipé, faut-il d’abord la pipe ?
Aller – Faire – Voir : Lire « L’Auteur » de Vincent Ravalec. Pour tous ceux qui comptent devenir célèbres un jour. À voir comme mise en garde et comme outil de travail. Points Virgule, ISBN 2-02-053417-7





C’est chiant quand on ne rentre dans aucune case…
Ah… c’est le contraire. Je dis vraiment n’importe quoi… Bravo Raymond!
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Est ce que tu sous entendrais que la compétition était inéquitable?
Oui, poète et tant mieux!
Merci pour cette pensée 47 qui rejoint mes infortunes numéro 12, 55, 56 et 70.
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Et le large… je l’ai pris!!!
Par ici et bientôt par là va mon chemin, homme libre je suis et je resterai.
Ainsi est il.
Mille bises,
R.
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Antépénultième reddif des Pensées Design qui est un GROS succès de lecture : content pour toi Raymond
La 50ème dans 2 semaine… aglagla
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Calmos, boss, tout cuit, tout cuit… Bises, R.
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