Ouh la la… Elle a couru partout la Sof cette semaine !

Avec le recul je me demande si j’avais bien compris le message qu’on m’avait délivré… Visiblement non, si j’en juge par les centaines de paires d’yeux étonnés lorsque j’ai bondi sur l’écran du ciné pour « smacker » le crapaud : pourquoi il ne s’est pas transformé en George Clooney ?? « Mais non greluche, c’est le film diffusé dans la salle d’à côté« … Ah ben en même temps, faut être précis !

Donc George n’est pas le Frog du dernier Disney mais s’envoie en l’air dans un avion affrété par Jason Reitman : rewind… Retour sur mes sorties cinoche de la semaine.

Alors j’assume pleinement ce choix… Autant j’accroche bien avec les pépites de Pixar, autant je ne suis pas fan de tous les Disney. Pourquoi m’être laissée tenter par The princess and the frog me direz-vous ? Primo parce qu’on perd l’habitude de voir des dessins animés sans avoir à s’affubler de lunettes 3D et aussi pour le cadre : la Nouvelle-Orléans…

Bon, j’avoue que je suis restée un peu perplexe… Beau spectacle, belle bande-son mais défile sous nos yeux un patchwork des classiques de Disney. Cendrillon est noire (Yes, they can ! Mais il paraît que le scénario était écrit bien avant l’élection d’Obama…) ;  on s’attend à voir surgir Bernard & Bianca peut-être toujours coincés dans le Bayou et notre mémoire auditive guette l’arrivée du musicien italien témoin du baiser format pasta longue ;-) de La Belle et le Clochard (z’avez vu cette culture ? J’en entends certains me dire que ce ne sont pas les plus récents que j’évoque…). J’ai néanmoins apprécié la présence bien réelle de l’âme de la Louisiane… En revanche, à déconseiller aux tout petits car bien des scènes pourront les effrayer !

C’est pas tout mais il fallait que je continue ma quête du crapaud, heu non, du prince… Bref, où était caché « What else » ? Tiens il se marre en plus !!

Up in the air est donc le dernier film de Jason Reitman qui a signé Thank you for smoking, brûlot politique porté par un très bon Aaron Eckhart (j’aime à rappeler que le copain motard de Julia Roberts dans Erin Brockovich… c’était lui :-) !!) ou Juno, où il abordait le thème de l’avortement avec sensibilité et humour… Et ce voyage en avion alors ? George campe un célibataire endurci (je sais, étonnant…), spécialiste du licenciement. En filigrane, Reitman dénonce la précarité aux States et la rapidité avec laquelle le Destin d’un honnête travailleur peut basculer ! Certains journalistes disent que l’American Dream prend du plomb dans l’aile : relativisons, car force est de constater que nous ne sommes pas complètement à l’abri de cela dans notre Beau Pays…

Et Reitman aurait déjà eu matière avec cet item pour nourrir son scénario, mais a voulu traiter un autre sujet en parallèle : que se passe-t-il lorsqu’un jour on se réveille et observe sa vie dans le rétro ? A-t-on encore le moyen de réagir pour évincer ce sentiment amer d’avoir « raté » quelque chose ? Pour ma part, (qui a osé dire « ton avis on s’en fiche ;-) ?), je fais partie de ceux qui pensent que l’épanouissement naît des rencontres… encore faut-il s’ouvrir aux autres, lever le nez du guidon pour ne pas traîner une batterie de regrets derrière soi !

Aborder ces deux sujets nuit quelque peu au film qui oscille entre critique de société et comédie romantique un peu fade. Mais rassurez-vous mesdames, le charme de George opère…

Bon sinon vous ça va jusque là ? Parce que bonne nouvelle (ou pas),  je ne vais pas vous lâcher comme ça !

Si certains d’entre vous lisent mes kroniks de temps à autre, peut-être vous souvenez-vous que je m’étais engagée à voir un film choisi par vous ?

Comme je n’ai qu’une parole, let’s talk du choix de Sushi (p’tit clin d’oeil à sa belle plume au passage…).

Et là, petit voyage au pays des Fabuleux Frères Coen… Retour aux sources pour les frangins qui n’ont pas fait appel à des stars pour leur dernier opus :  A serious man. D’ailleurs, je me suis demandée si c’était à cause de cela que bon nombre de personnes n’ont pas repéré cette sortie : un Coen ne passe jamais inaperçu mais si George (encore lui!!), ou autre Brad, tiennent la tête d’affiche, ça fait beaucoup plus de bruit dans les médias !

A Serious man nous plonge dans le quotidien d’une famille juive. Le père, Larry, un brave professeur de physique, est emporté bien malgré lui dans une spirale de malheurs (La Loi des Séries est divinement bien illustrée) et cherche l’aide auprès de rabbins.

Par rapport à d’autres Coen, le ton m’a paru moins « léger » bien que l’humour, toujours intelligent et juste, soit présent (une scène de Bar Mitsva inoubliable…) : je ne suis pas ressortie de la salle gonflée à l’hélium d’optimisme ! Les critiques ciné sont néanmoins très élogieuses et j’ai lu de-ci de-là qu’il s’agirait DU chef d’oeuvre des Frères Coen…

Ce n’est pas mon avis mais… Mazel Tov tout de même ;-) !

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