Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais dernièrement les sorties ciné peuvent vous plomber le moral… Entre héros déprimés au bord du point de rupture, film tourné dans un tank (aussi vibrant soit-il), trouver un scénario divertissant relève parfois du défi !

Oui parce que de temps en temps, poser son cerveau et se laisser porter, ça fait du bien non ? Pas forcément devant une catégorie « navet » (genre, même dans un pot au feu, on n’en tirerait rien) mais juste le p’tit moment de détente…

Et qu’est-ce qui était au menu cette semaine ? Tiens un personnage de notre enfance (enfin, peut-être de la vôtre car j’avoue n’avoir jamais lu les romans de Conan Doyle) surgit sur nos écrans.

Les adaptations de roman réservent parfois des surprises (bonnes ou mauvaises) mais sont toujours source d’inspiration. Au hasard : oser porter à l’écran « Le Seigneur des anneaux » (j’y suis allée sur la pointe des pieds, craignant une daube et j’en suis sortie ravie), s’appelle « prendre un GROS risque »

Petite anecdote car celle-là je l’aime bien :-) ! Je me souviens d’avoir vu 30 minutes d’un téléfilm palpitant : « Les 3 Mousquetaires »Elbaz dans le rôle de D’Artagnan (trop fort ce d’Artagnan : il traverse la Manche à la rame, débarque tout pimpant et zou à cheval au galop…), Béart incarne Milady (raaaa… devant nos yeux ébahis… elle a des supers pouvoirs !!) : tout cela pour dire, nan vraiment des fois… mieux vaut s’abstenir !

Donc cette semaine, j’ai choisi de vous parler de la version Sherlock Holmes by Guy RitchieRobert Downey Jr (Rrrrrrrrrrr ) endosse la peau du détective privé et Jude Law campe le Dr Watson !

Le fait est que Sherlock a bien évolué… Le premier acteur à l’incarner (hors films muets) fut Basil Rathbone. On est en 1939 et « l’Homme à la Pipe » ressemblait à cela :

Ritchie nous offre une version quelque peu plus musclée et moderne … 2010, cela donne ça (Iron Man 2 n’est pas loin, non ;-) ?) :

Non, non : je ne me suis pas plantée de photo ni de film (pas un dérivé de Snatch ou de Fight Club !!)…

Outre le fait que le duo d’acteurs fonctionne très bien, j’ai réellement apprécié découvrir ces petits côtés « cachés » du héros de Doyle.

Oubliés les « Elémentaire mon Cher Watson« , Ritchie joue au pointilliste en nous livrant un portrait surprenant. A tel point que j’ai dû faire des recherches pour vérifier s’il était complètement parti dans la fantaisie… Eh bien non : Sherlock est doté d’une intelligence supérieure (avec une méthode d’analyse bien rôdée), célibataire endurci, limite misogyne, féru de boxe, pratiquant le violon (avec la pipe ceci dit, ça doit pas être facile…), amateur de cocaïne (qui a dit « un point commun avec Robert » ? Dehors !!!!)

Secouez tout cela et mettez-le entre les mains de Downey Jr : cela devient jubilatoire ! Certes « ça bastonne grave » comme on dit pas loin de chez moi, mais c’est justement cette « rupture moderne » qui m’a plu. Et doucement je me marre car les critiques « presse » dénoncent cette entorse au classicisme original.

Alors oui, si vous êtes :

  • un puriste du British détective,
  • allergique aux combats et quelques effets spéciaux…

Je ne dirais qu’une chose : n’y allez pas

J’entends bien… Ce ne sera pas le film du siècle, mais indubitablement un bon divertissement. Et  je maintiens que l’accord entre les acteurs est à lui seul une bonne raison de se laisser tenter…

Elémentaire mon cher lecteur

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