Lundi
Le matin, je cherche et trouve un travail, l’après-midi je fais les magasins et le soir j’assiste à l’avant-première du film I love you Phillip Morris de Glen Ficarra et John Recca. Ça se passe à la cinémathèque, le tapis rouge est déplié, les photographes de Closer et Voici sont dans la place. Dans quelques instants, Jim Carrey et Ewan McGregor, les deux acteurs du film vont débarquer. Jim Carrey. Il a les mêmes initiales que Jésus Christ et Jarvis Cocker. La veille, au JT de 20h de Claire Chazal, l’acteur s’est littéralement roulé sur la table avant de parler de ses ancêtres malouins. Comme Jim Carrey est canadien, je suppose que ses ancêtres étaient acadiens. Parfait. Et ce même lundi, avant la séance, Jim et Ewan ont participé au Grand Journal, cette émission de merde où sévit Ariane Massenet, journaliste d’investigation hors pair. De la honte faite de sang et de chair. Très bien payée pour débiter des conneries trouvées le jour même sur Internet par un stagiaire pas payé. Pour en revenir à l’avant-première : la salle principale du cinéma est réservée à des VIP. Bon : Luc Besson, le producteur du film ; Mélanie Laurent, très mal maquillée et assise à côté d’Ewan McGregor ; Éric Judor, très cool, qui se fera alpaguer à la fin de la séance pour signer des autographes à des résidents de la rue Notre-Dame-des-Champs (seulement le concept est génial !) et aussi John McTiernan, réalisateur de Predator, Piège de Cristal et Last Action Hero. Classe. Les spectateurs lambda se trouvent dans les deux salles annexes plus petites (donc avec un plus petit écran). Peu importe. Avant la séance, Jim Carrey et Ewan McGregor viennent saluer les spectateurs. Très cool. A cinq mètres de moi, Jim Carrey fait des mimiques que même Mick Jagger est incapable de faire. Puis le film commence. Plutôt marrant et bien mis en scène. L’histoire est complètement déjantée ; le pire c’est qu’elle est vraie (avec quelques entorses pour accentuer le côté dramatique évidemment). Une bonne soirée.

Mardi
Je vais aux Assedic, à la CAF et au Bon Marché faire des achats.
Mercredi
Comme c’est la rétrospective Jim Carrey à la cinémathèque française, je vais voir deux films. Le Grinch. Sans plus, une histoire de Noël, mais les acteurs sont trop maquillés, c’est un peu cul-cul. Comme toutes les histoires de Noël ceci dit. J’enchaîne avec Cable Guy (judicieusement intitulé Disjoncté en français), un film de Ben Stiller avec Jim Carrey, Matthew Broderick, Jack Black et une apparition d’Owen Wilson. Et quelle apparition ! Owen Wilson, gros branleur dans le film, se fait agressé par Jim Carrey dans les toilettes d’un restaurant. Et Jim Carrey, genre psychopathe, récite des dialogues d’Orange Mécanique avant de lui plonger la tête dans la cuvette des toilettes. Du lourd.

Jeudi
Je retourne à la cinémathèque voir La Grande menace de Gordon Douglas, un film de 1948, tourné dans un style pseudo documentaire didactique qui témoigne de l’efficacité du FBI pour lutter contre la menace communiste. Très drôle. A noter cette scène formidable où des enfoirés de communistes torturent deux agents du FBI et une européenne de l’Est naturalisée américaine qui se révolte et se sacrifie pour aider l’Amérique, pays de liberté. A la fin du film, le complot des enfoirés de communistes est démasqué. Un complot pour obtenir une formule mathématique sur l’utilisation de l’énergie nucléaire comme arme de destruction massive. Heureusement que cette formule est restée entre les mains des Américains.
Vendredi
Je reçoit L’Homme qui arrêta d’écrire, le nouveau livre de Marc-Édouard Nabe disponible dans aucune libraire et seulement en vente sur marcedouardnabe.com. J’en lis 300 pages comme un rien. Admirable. Pour qui veut lire un état des lieux de la France d’aujourd’hui, oubliez les livres de sociologie, lisez L’Homme qui arrêta d’écrire. Vous ne serez pas déçus. Nabe a épuré son style. Il y a moins de jeux de mots et de digressions que dans ses précédents livres. Le soir, coïncidence, Franz-Olivier Giesbert reçoit l’artiste sur France 2. Franz-Olivier aime bien Marc-Édouard, alors il l’invite à la télévision. L’entretien est courtois. Le monde des lettres un peu moins. Cette phrase Nabe, qui a dû faire grincer les dents à Saint-Germain-des-Prés : « En quinze jours, j’ai gagné 20.000 euros ». Du très très lourd.
Samedi
Dans le cadre du festival Voir l’invisible, le cinéma l’Écran à Saint-Denis projette Suicide Club de Sono Sion en présence du réalisateur. La veille, pour la première (et dernière ?) fois en France, Love Exposure, chef-d’œuvre de quatre heures, a été projeté. Merci aux organisateurs du festival pour cette programmation. J’ai déjà écrit ici sur Sono Sion. Je file donc à Saint-Denis (moi qui avais oublié la vie ordinaire de la ligne de métro 13 !) pour m’entretenir plus d’une heure avec Sono Sion, qui est non seulement un très grand artiste mais un type très sympathique. La retranscription de l’entretien arrivera normalement la semaine prochaine ! En tous cas, il vient de tourner et monter un film appelé Cold Fish et qui traite d’un tueur en série japonais qui aurait tué entre 50 et 100 personnes avant de se faire finalement pincé par la police. Un fait divers réel. Après l’entretien je rentre à ma maison et tape l’entretien pendant plus de trois heures. Je me couche très tôt en écoutant la rediffusion de Bourdin and Co sur RMC. Un délice…

Dimanche
Au réveil, j »écoute Supergrass et The Brian Jonestown Massacre. J’écris ceci et fonce voir Ace Ventura en Afrique. D’autres regardent plutôt la Ferme en Afrique sur TF1. Je me demande ce qui est le plus drôle…





« I am not Jesus though I have the same initials » (Jarvis Cocker, « Dishes »)
Petit farceur, va.
Ah, oui, tiens, j’avais oublié que c’était McTiernan qui avait fait « Last action hero », un des chefs d’oeuvre du cinéma de divertissement. Alors je rajoute « Basic » à la liste, tiens…
« The cable guy » (désolé, j’aime pas trop le titre français, trop racoleur) est pour moi un des meilleurs films avec Jim Carrey. La critique de la télévision y est cinglante et réjouissante.
Ah, « La grande menace »… Définitivement pas un film passionnant, d’ailleurs j’ai tout oublié, c’est toi qui vient de me rappeler que ça existait. Mais tu le racontes de telle façon que ça donnerait envie de le revoir. Chapeau.
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Marc2
a répondu :
février 8th, 2010 at 19:04
Bien vu pour la citation de Jarvis Cocker !
« La Grande Menace » vaut quand même le détour mais c’est dur de ne pas le prendre au second degré.
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Fifi
a répondu :
février 8th, 2010 at 20:00
Ouais, je crois que quand je l’ai vu, il était présenté comme « attention, second degré! », et je crois qu’au final ça m’a un peu gâché le film.
Je préfère l’autre film au même titre français, réalisé par Jack Gold avec Lino Ventura et Richard Burton, mais ce n’est pas du tout le même genre de film…
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Tu nous l’as mise en orbite Ariane dis-moi
!
Ace Ventura en Afrique. D’autres regardent plutôt la Ferme en Afrique sur TF1. Je me demande ce qui est le plus drôle…
Et oui, quand télé rime avec pathétique…
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Alexis
a répondu :
février 9th, 2010 at 18:57
heu… c’est telepathique qui rime avec pathetique… non?
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j’avais presque oublie combien c’est bon de lire tes semaines delirantes…
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Alexis
a répondu :
février 10th, 2010 at 5:01
et la video est excellente (oui j’ai mis mon temps a la telecharge). Ca donne envie de lire Nabe.
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Vachement bien tout ça, belle semaine !
J’ai hâte de lire l’Itw de Sono Sion.
Merci
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