En ces temps de folie footballistique, retour sur deux commentateurs controversés : Jean-Michel Larqué et Denis Balbir. Le premier est à juste titre conspué pour ses commentaires plats et répétitifs, le second vient de gagner un procès contre Les Cahiers du Football pour injure publique.

larque

 Jean Michel Larqué, un café crême et l’addition

La faiblesse des commentaires de Jean-Michel Larqué se mesure au nombre de fois incalculable qu’il répète les expressions suivantes, tel un acteur de théâtre qui doit réciter son texte, immanquablement, chaque soir de représentation. Peu importe le match et les actions. Manquer à ce devoir est impossible. Dans cette liste non exhaustive, citons :

"Je tiens à annoncer que ce dimanche à Saint-Marcellin dans la Loire a lieu  le désormais célèbre tournoi de minimes organisé par la fédération française de foot des myopathes gauchers bisexuels."

"A gauche ! à gauche ! à gauche !"

"Ce ballon a fait le décalage."

"C’est venu de la gauche, ça repart par la droite."

"Nous arrivons au quart-d’heure de jeu." (pour ceux qui ne remarque pas le chronomètre en haut à gauche de l’écran)

"Non, monsieur l’arbitre ! Non, monsieur l’arbitre !"

"Il n’y avait pas hors-jeu." (quand le ralenti montre qu’il avait hors-jeu)

"Il y avait hors-jeu." (quand le ralenti montre qu’il n’y avait pas hors-jeu)

"Passe ta balle ! Passe ta balle ! Voiiiilaaaa…"

"Oh ! le café crème !"

"Abidal s’est troué !"

La marque de fabrique reste la répétition. Ou plutôt le radotage. Exemple lors du match Liverpool-OM pour le but de ValbuenaJean-Michel Larqué répète à l’envi, tel un 78-tours rayé, "il y est ! il y est ! il y est ! il y est ! il y est ! quel but ! quel but ! quel but ! etc…" Un véritable supplice qui fait même regretter le but marseillais.

 

Jean-Michel Larqué allie parfois la répétition à la fausse prophétie. Comme ici lors de Bayern Munich-Olympique Lyonnais où "danger !" est répété 8 fois. C’est sûr qu’il y a danger quand un centre au poteau de corner arrive dans la surface de réparation, d’autant plus quand Ze Roberto ramène sa fraise.

 

Jean-Michel Larqué est également tenace et rancunier. Voire sa haine de Raymond Domenech qu’il fustige complaisamment sur RMC (il ne peut pas se le permettre sur TF1). Larqué ne comprend la stratégie masochiste de Domenech a alimenter la haine à son encontre. Avec opiniâtreté,  fausse candeur, fausse innocence et vraie perversion un peu pathétique, Raymond fait tout pour qu’on le déteste. Pourquoi ? Seul Raymond et son psy le savent. Ou pas. Et Larqué tombe dans le panneau la tête la première. Moi, je respecte la décision de Domenech de saccager l’équipe de France, de traîner les joueurs dans son sillage fangeux, dans la boue la plus crasse de l’opinion publique, prêts à être lapidés et s’élever au rang de martyrs, comme les premiers chrétiens. La qualification de la France contre l’Eire Coupe du Monde après un match nul et un but théoriquement  non valable est la meilleure chose qui pouvait arriver à Raymond dans la stratégie de haine et de mépris à son encontre. Lui-même ne pouvait espérer un meilleur scénario. A ce titre, ses commentaires d’après-match sont tout à fait justifiés légitimes.

 M’enfin… je m’éloigne du sujet. Donc Larqué. Un café crème, l’addition et du balais. Ouste !

Denis Balbir, le "singe hurleur" se rebiffe

La rédaction des Cahiers du Football a été condamnée, pour injures publiques, à verser 3 000 euros de dédommagements à Denis Balbir. L’histoire commence à la sortie du numéro 39 des Cahiers du Football début 2008. Dans le magazine, Jean-Patrick Sacdefiel, un journaliste fictif dont le travail est de tirer le portrait satirique d’acteurs du football consacre sa chronique à Denis Balbir. Ce dernier est traité de "singe hurleur". Balbir, dont l’humour n’est plus à démontrer, porte plainte. Le premier jugement est en faveur de la rédaction. Une relaxe est prononcée en juillet 2008. Mais Denis Balbir qui réclame 50 000 euros (son salaire à France Télévision ne lui suffisait pas !) ne s’arrête pas et fait appel de la décision. Un an plus tard, la justice française change d’avis. Cet événement est une des raisons qui ont provoqué la fin de la version papier des Cahiers du Football. Aujourd’hui, seul le site Internet existe.

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Denis "de Niro" Balbir : You talkin’ to me ? I sue you mathafuka !

Denis Balbir qui passe son temps à critiquer les arbitres, à militer pour l’instauration de la vidéo dans le foot ( une très très mauvaise idée qui serait responsable de la mort de ce sport, déjà bien mis à mal par les intérêts financiers dantesques qui le gangrènent) et à geindre, à crier, à hurler, à éructer quand une équipe obtient une simple touche à 60 mètres des buts adverses. Même les commentateurs brésiliens et les journalistes de RMC, qui ne sont pas connus pour leur calme et la maîtrise verbale, se foutent de lui ! C’est dire.

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