Après la soirée mouvementée au sauna, j’avais lié connaissance avec Loretta et son mari… en clair puisqu’on venait de baiser on s’est laissés aller à parler un peu… un peu de chaleur humaine dans un monde de brutes quoi ! On est allés boire un pot et ils m’ont rapidement demandé si je voudrais pas venir avec un copain pour passer une soirée coquine chez eux le samedi suivant… J’ai répondu oui sans hésiter et comme j’étais encore jeune et couillon j’ai pas vraiment envisagé ce qui nous attendait…
J’avais un très bon pote qui s’appelait Patrick. Il était différent de moi sur bien des points, mais on s’aimait beaucoup. C’était un très beau gars, genre grand brun ténébreux, bien foutu qui avait beaucoup de succès avec les nanas. Mais il avait jamais partouzé… quand je lui ai parlé de mes projets pour le samedi soir il était mitigé. D’un côté il avait envie d’essayer, mais de l’autre une certaine pudeur le retenait, je crois que malgré toute l’amitié qu’on avait l’un pour l’autre, il se voyait mal remuer du pinceau à côté de moi… et puis le fait qu’il y ait le mari de Loretta le mettait très mal à l’aise. Alors comme un con, pour le décider, je lui ai pas trop décrit ce que j’avais vu dans le sauna, je lui ai parlé d’un petit couple vachement propret, qu’avait envie d’une première expérience, que le mari participerait pas, que même y’avait des chances qu’y soit pas là. J’ai fini par le convaincre et le samedi suivant on prenait la moto pour aller à notre rancart à Chartres. Déjà pour venir de Paris, y’a environ 120 kilomètres et on s’est pris un putain d’orage sur la route… Donc quand on est arrivés on était trempés, des vrais serpillères. On a bien entendu galéré une bonne demi-heure avant de trouver une belle maison bien rupine dans un quartier chic des environs de la ville…
On sonne à la porte, et on se retrouve comme deux glands devant le mari, qui vient nous ouvrir déguisé en soubrette, avec des bas noirs, un porte jaja, une petite culotte en cuir et un tablier blanc… avec son collier de chien autour du cou, faut dire qu’il était chou comme tout… D’autant qu’il avait pas vraiment le physique de l’emploi, vu que c’était un grand gars costaud, avec 20 bons kilo de trop et plein de poils sur la poitrine… Putain quand mon pote a vu le tableau j’ai cru qu’il allait se sauver… il a tiré une gueule ! D’ailleurs moi non plus je m’attendais pas à des singeries pareilles… Après ce que j’avais vu au sauna, j’aurais dû m’en douter, mais j’étais encore naïf… j’avais pas tout capté de leur degré de dingueries aux chartrois (c’est comme ça qu’on dit ?)… Et v’là que l’autre gorille, vachement dans son rôle nous sort « si ces jeunes messieurs veulent se donner la peine d’entrer, ma Maîtresse les attend au salon ». Ah la putain de phrase, elle nous a séchés ! Entre Patrick et moi elle est devenue culte après, on se la répétait en boucle en hurlant de rire à chaque fois qu’on se retrouvait dans un dîner mondain un peu cul-serré… mais sur le moment le Patrick il rigolait pas du tout, il se sentait à Barjoland et n’avait qu’une idée, c’était de rentrer direct à Paname… seulement comme j’avais les clés de la moto, il était coincé… fallait bien qu’il assume mes idées à la con.
Donc on suit la « soubrette » et on se retrouve dans un salon de bourgeois qui veulent faire « branché » avec des faux meubles modernes style Lévithan ou je sais pas quelle daube… y’avait même un piano blanc qu’avait jamais dû servir et de la fausse fourrure sur les murs… tu vois le style matuvu… Bon on pose une fesse sur le canapé à côté de la Loretta, qui nous reçoit fort gentiment.. Elle a aussi mis son déguisement, bas, porte jaja, guêpière, talons aiguilles, et toute la panoplie… Son mari reste debout dans un coin du salon, elle l’envoie chercher du champagne, le rudoie, lui parle comme un bourgeois mal élevé à son larbin… l’autre prend un air contrit, s’excuse… enfin on avait l’impression d’être dans du Marc Dorcel des années 70… Y manquait plus qu’Alban pour que le tableau soit parfait (Alban c’était un des premiers hommes star du porno en France à cette époque). Et puis je sais plus quelle connerie fait la soubrette, mais sa maîtresse se fâche très fort et pour le punir lui demande de s’asseoir… le mec devient blême, s’excuse, gémit qu’il recommencera pas… et sa femme lui balance un coup de cravache sur le cul en lui intimant l’ordre d’obéir… Nous on comprenait pas trop pourquoi il voulait pas poser son boule sur les coussins, jusqu’à ce que Loretta, devant notre incompréhension lui demande de nous montrer de plus près sa culotte ne cuir… le mec s’approche, retourne sa culotte et nous montre qu’elle est doublée… d’épingles ! Toutes les pointes étaient tournées vers la peau !
Et la soirée faisait que commencer… on s’est doutés qu’on était pas au bout de nos surprises…
Elle est pas belle la vie ?





Ben étonnemment tout ce bordel salace ne m’étonne pas. Y’a juste, la fourrure sur les murs, iyeurk, gerbos.
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rahhh… c’est toujours aussi bon… encore et encore!!! et souffle le mot
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Le mari de Loretta, ce serait pas le Kevin de l’édito??!!
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Ca vient corroborer la fameuse théorie : les provinciaux sont beaucoup plus branchés sexuellement que nous les blaireaux de parisiens !
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