C’est donc mon pote Benjamin qui m’a introduit, si j’ose dire, dans le monde des partouzes. Il était spécial ce mec… c’était un gentil lascar au départ, après il a un peu perdu la tête… l’alcool aidant il est devenu même en fait assez con. A part nos idées politiques, et encore on ne nageait pas vraiment dans le même marigot (lui était au SAC… que j’ai toujours instinctivement détesté, même avant de savoir quel cloaque c’était…).
Benjamin était physiquement assez quelconque, intellectuellement très limité, culturellement inexistant, professionnellement sans envergure… mais c’était un gentil pote. Il savait être généreux et fidèle et puis ayant une petite dizaine d’années de plus que moi, il avait une espèce de rôle de « grand-frère »… Et puis ce Benjamin il avait quelque chose d’exceptionnel, de vraiment hors norme… c’était sa bite. J’ai jamais vu un engin aussi gros ! Et pourtant des mecs à poil, entre les salles de sport, l’armée, la prison, les partouzes, les plages naturistes, j’en ai vu un paquet… mais lui, c’était monstrueux. Une queue, mon ami…un vrai bourrin ! Toujours raide en plus, d’attaque n’importe quand… un mandrin, tu imagines pas… Il annonçait 27 cm sous la toise et, bien que je ne me sois jamais amusé à mesurer, je crois qu’il n’y avait aucune exagération… la queue de Benjamin, elle était mythique… tous ses amis, toutes ses relations en parlaient avec effroi, admiration ou envie… suivant l’usage qu’ils ou elles espéraient en faire…
Dans son cercle d’amis (sans mauvais jeu de mots), c’était une légende… d’autant plus que le Benjamin, n’ayant par ailleurs rien de particulièrement admirable, ne se privait pas de lui faire prendre l’air à tout bout de champ… Où qu’il soit, dès qu’il avait un coup dans le nez, il fallait qu’il trouve un prétexte pour la sortir… sa bite, c’était son bonheur à lui, sa fierté, ce par quoi il existait… Je l’ai vu la sortir des dizaines de fois à n’importe quelle occasion, pour épater la galerie… pour « être »… Benjamin, c’était sa queue, ou elle était lui je sais pas trop.
En plus, il était obsédé par le sexe… il ne pensait qu’à ça, ne vivait que pour ça… dès qu’il avait un moment de détente… il tendait son bout. C’est lui qui le premier m’a emmené dans ce qui était assez à la mode à Paris à l’époque, les saunas mixtes… Enfin, le sauna n’y était qu’un prétexte pour se foutre à poil… Il y en avait alors une petite dizaine à Paname, en dehors des saunas homos qui étaient eux assez nombreux, surtout dans le quartier de la rue Ste Anne. Cette rue fut la première « rue homo » de Paris, avec comme figure de proue Le Sept, une boîte gay qui était aussi fréquentée par des hétéros et surtout de très jolies filles.
Les saunas mixtes étaient des espèces de complexes avec un sauna, un hammam, des douches, un bar et différents « salons » équipés d’un lit géant et d’écrans tv où passaient en boucle des films pornos… l’ambiance y était en fait assez sordide, les femmes étaient peu nombreuses à y venir, soit seules soit en couple, et il n’était pas rare d’y trouver une trentaine de mecs pour deux ou trois filles…
Dès qu’arrivait une nénette, elle se retrouvait entourée d’une bande de mecs en chaleur, la bite à la main, prêts à lui proposer leurs services… Les embrouilles étaient même fréquentes entre lascars sur le point de se foutre sur la gueule pour passer devant les copains… Parce que bien entendu, en général les femmes qui venaient ici, même si elles avaient une grosse envie de queues, pouvaient assez rarement s’envoyer tous les gus présents… y’en avait trop ! Alors, soit elles choisissaient deux, trois ou quatre lascars avec qui elles s’enfermaient dans un salon, soit elles prenaient tout ce qui venait jusqu’à être rassasiées… Y’avait donc tout intérêt à être dans les premiers de la file…
Une seule fois j’ai rencontré une nana qui s’est envoyée tous les mecs présents dans la boîte. Elle s’appelait Loretta, du moins était-ce son nom de guerre… C’était, elle me l’a appris après quand nous sommes devenus copains, une « Maîtresse » professionnelle qui « dressait » quelques soumis fortunés… les partouzes n’étaient donc pas fondamentalement son truc, sauf de temps en temps, pour donner une leçon à son mari qui était maso… Il devait assister sa femme, pendant qu’elle se faisait enfiler par le plus de mecs possibles, en faisant une espèce de service d’ordre et en bouffant le foutre qui lui dégueulait par la chatte… Elle l’appelait poétiquement « mon nettoyeur » ! Il faut dire que c’était la belle époque avant sida, où tout le monde baisait sans capotes !
Le soir où je les ai rencontrés, Loretta s’est envoyée, sous les yeux amoureux de son mari, plus de vingt lascars… A la fin elle était un peu fatiguée !
Elle est pas belle la vie ?





T’as pas croisé Christine Boutin dans ta boîte , elle aussi elle aime baiser sans capotes ?
[Répondre à ce commentaire]
Tu crois qu’il aurait baYsé ça Batdaf?
[Répondre à ce commentaire]
et y’en a qui disent que c’est pas du sport…
[Répondre à ce commentaire]
tout le monde continue à baiser sans capotes…
[Répondre à ce commentaire]
Beaucoup + fan de cet épisode
En plus j’aime beaucoup le plaid sur la photo !
[Répondre à ce commentaire]
Moi aussi j’adore celui-ci. Beau plaid…
[Répondre à ce commentaire]
Bien le Bonjour à ton pôte, Batdaf! Que ce qu’il est devenu? Bises, Raymond.
[Répondre à ce commentaire]
Ah, cette Loretta, une santé de fer, ce serait marrant de savoir ce qu’elle est devenue…
[Répondre à ce commentaire]
@ Raymond : d’après ce que j’en sais le Benjamin est complètement parti en couille… La dernière fois que je l’ai vu il m’avait montré avec extase une photo de la fille de sa maîtresse (4 ou 5 ans à l’époque…) dans la même position que celle publiée sur l’article… Là j’ai compris qu’il avait vraiment perdu la tête et je l’ai plus jamais revu.
@ Steph : La Loretta elle doit avoir 70 piges aujourd’hui… Peut être dresse-t-elle à coups de charentaise de vieux pervers eunurésiques… Que du bon,heur quoi !
[Répondre à ce commentaire]
Vous en saurez + vendredi sur les « trips » de Loretta…
[Répondre à ce commentaire]